L’air du temps

 

Des courants d’air et du vent
Voilà ce que je brasse maintenant
Du vide à plein temps
C’est du silence que je vends

Je suis une femme dans l’air du temps
Une femme que personne ne comprend
Des tourbillons de vent? Volontiers j’en reprends

Je suis une flamme dans l’air du temps
Je vacille et m’éteins assez souvent
Même si, un jour j’ai eu du cran
Avant quand je n’écoutais pas le vent
Hurler à dévier les vagues de l’océan

Je suis une femme dans l’air du temps
S’il te plait écoute moi juste un instant
Même si ça ne t’intéresse plus comme avant

Je suis une flamme, je n’en ai pas pour longtemps
Je vacille et m’essouffle de temps en temps
En attendant que le vent m’emporte à contre-courant
En attendant… en attendant… en attendant….



Fragile

Rêves blancs, doux desseins
Que charrie le vent si ce n’est du regain

Rêve à cran, folle brise du matin
Que n’ai-je cherché à me soûler à ton sein
A me souvenir de toi à chaque coupe de vin
A oublier mon nom, les vagues et les freins
Et savoir enfin où poser mon destin

Rêves le soir, que revienne demain
Ce tourbillon de vide aux airs si sereins
Je chercherai ta bouche et ta peau-satin
Un corps à corps tragique au rythme de tes reins

Rêves tendres, de tant d’amour empreints
Que la foudre me prenne si mon désir est feint

Rêves fragiles, que deviennent nos refrains
Du bonheur en vrille exhibé aux crachins
D’un sort jaloux de nous voir si enclins
A toujours le braver, main dans la main

A toi. A jamais.
Moi.